dimanche 10 juillet 2016

Coup de coeur - Passé imparfait de Julian Fellowes


Titre du livre : Passé imparfait
Auteur : Julian Fellowes
Editions : 10-18
Genre : roman historique
Date de sortie : juin 2015
Pages : 646
Thèmes : haute société britannique, aristocratie, souvenirs, passé, nostalgie, jeunesse dorée, sixties

Résumé éditeur : Une invitation de Damian Baxter ? Voilà qui est inattendu ! Cela fait près de quarante qu’ils sont fâchés ! Inséparables durant leurs études à Cambridge, leur indéfectible amitié s’est muée en une haine féroce, suite à de mystérieux événements survenus lors de vacances au Portugal en 1970. Après de déconcertantes retrouvailles, la révélation tombe : riche, à l’article de la mort, Damian charge le narrateur, sur la foi d’une lettre anonyme, de retrouver parmi ses ex-conquêtes – six jeunes filles huppées qu’ils fréquentaient alors – la mère de son enfant. Un voyage vers le passé plein de fantômes et de stupéfiantes révélations… Avec une verve élégante, le créateur de la série Downton Abbey signe un portrait au vitriol de l’aristocratie anglaise bousculée par les sixties.
« La vraie affaire de Fellowes, c’est le milieu qui l’a vu naître : l’aristocratie anglaise. (…) Un régal aux senteurs surannées, comme les Anglais en ont le secret. »
Les Inrockuptibles

Mon avis :  
Je vous parle aujourd’hui d’un livre que j’ai énormément aimé. L’auteur Julian Fellowes est le créateur de la série télé Downtown Abbey qui est une série que j’aime à la folie et qui fait partie de mon top 5 de mes séries préférées.

Le titre Passé imparfait porte très bien son nom puisqu’il évoque exactement ce dont va parler le livre. L’auteur nous propose un véritable voyage dans le passé. Nous sommes en Angleterre dans la haute société britannique entre le présent des années 2000 et le passé des années 60-70. A cette époque les grandes familles aristocrates sont confrontées aux limites de leurs mode de vie, du fait des bouleversements de la société avec le libéralisme et les sixties.

J’ai adoré ce livre mais je préfère vous prévenir ; l’histoire de l’Angleterre et l’aristocratie britannique sont des thèmes qui m’intéressent énormément à la base. Si vous n’avez pas d’intérêt pour ces thèmes vous risquez de trouver le livre long, il n’y a pas beaucoup d’actions mais personnellement le rythme m’a convenu. Il est certes lent mais convient bien à l’introspection que fait le narrateur sur son propre passé et à la narration des souvenirs.

Les personnages principaux sont des hommes et des femmes qui avaient la vingtaine dans les années 70 et on les retrouve donc maintenant dans le moment présent, ils ont tous la cinquantaine. Finalement le récit est centré autour d’un petit groupe de jeunes gens de la haute société qui se sont fréquentés lors de la Saison (période durant laquelle les jeunes gens privilégiés sont introduits dans la bonne société et où ils doivent se placer souvent sous la pression des parents, pour assurer leurs avenirs. Période rythmée par les bals, et les soirées mondaines).
Parmi ce petit groupe représentatif de la jeunesse dorée londonienne de l’époque, nous rencontrons la princesse du petit royaume de Moravie, des riches héritières, filles et fils de bonne famille, et puis nous avons nos deux personnages principaux : le narrateur et Damian Baxter.
On ne connaît pas grand-chose du narrateur, on ne connaît pas son nom, on sait juste qu’il fait partie de la haute société et qu’il est écrivain. On sait aussi que c’est lui a introduit le fameux Damian Baxter dans leur groupe d’élite sociale. Damian Baxter quant à lui ne fait pas partie de leur monde mais réussit à s’y faire inviter notamment grâce à son pouvoir de séduction qu’il exerce sur ses jeunes femmes aristocrates. Il est séduisant, intelligent, un peu manipulateur, et considéré comme un arriviste dans ce milieu fermé. Ces deux hommes sont amis dans les sixties mais on apprend dès le début que leur amitié a été brisé lors d’un voyage du groupe au Portugal en 1970. Malgré plusieurs références à cet événement mystérieux tout au long du roman, il ne sera révélé qu’à la toute fin de l’histoire, ce qui attise la curiosité du lecteur.

Nous sommes dans le présent dans les années 2000, Damian Baxter qui est devenu richissime car il a réussi dans les affaires, est atteint d’un cancer, il lui reste 3 mois à vivre. A l’article de la mort, il veut finalement donner suite à une lettre anonyme qu’il a reçu 20 ans plus tôt l’informant qu’il avait eu un enfant avec une de ses aventures d’un soir avec une de nos nobles dames. Il souhaite retrouver son enfant inconnu afin de le coucher sur son testament. Il établit une liste de 6 femmes avec qui il a couché à la même période et qui pourrait correspondre. Il reprend contact avec le narrateur et le charge de mener à bien cette mission pour lui.

C’est sur cette intrigue que débute vraiment l’histoire. Le voyage commence pour le narrateur, un voyage à la fois physique à travers l’Angleterre et même à Los Angeles et c’est aussi et surtout un voyage dans les souvenirs de sa jeunesse passée, ainsi que celle de Damian. Il doit retrouver la femme qui a eu un enfant illégitime avec Damian, sa quête va donc l’entrainer en plein dans des secrets de famille.

Le récit est construit d’allers-retours entre présent (années 2000) et passé (1960-1970). Le narrateur replonge donc dans son passé et revient sur sa jeunesse au sein de la haute société londonienne et nous apporte son regard d’adulte sur les mœurs et les règles de vie de cette classe sociale élitiste.
C’est ce point de vue sur l’aristocratie qui est intéressant et passionnant, pleins de remarques piquantes et de réflexions sur ces gens jalonnent le roman. C’est un regard acide sur le mode de vie des aristos et leurs habitudes que nous propose l’auteur. Par exemple le code vestimentaire et le fait de devoir se changer plusieurs fois par jour, il dénonce l’hypocrisie des relations, les mères coureuses de bon parti pour leurs filles… Il reprend tout ce qui compose l’étiquette et les « bonnes » manières et les tournent en dérision.

Ce qui est original et que j’ai aimé, c’est que c’est un point de vue interne d’un homme qui fait partie du milieu et qui avec le temps a pris le recul nécessaire pour voir ce qui n’allait pas dans ce milieu. Il se permet de se moquer et il met le doigt sur le côté ridicule du mode de vie des aristos et il met en avant le gros décalage entre ce mode de vie là et la modernité. La société évolue tandis qu’eux ont du mal à s’adapter, ils sont parfois tellement à part qu’ils ne se rendent pas compte que leur façon de vivre réglée par l’étiquette est dépassée. C’est avec la voie d’élément perturbateur tel que le personnage de Damian Baxter que l’on va avoir des confrontations, et des séquences drôles.

Un des thèmes importants du récit est le changement. Effectivement c’est avec le recul des années que le narrateur va pouvoir faire son introspection. Il va se rendre compte lors de ses rencontres avec les personnes de la haute qu’il a connu des années auparavant que le temps a eu beaucoup d’effets. Des grandes familles riches qui étaient plus ou moins au top dans les sixties, certaines ont tout perdu et se retrouvent bien malgré elles contraintes à vivre de façon bien différente.

Au niveau des émotions il y a beaucoup à dire. Grace à la mission dont il est investi le narrateur va se rendre compte qu’il a été émotionnellement passif toute sa vie. Il a laissé passer son grand amour. Ce n’est qu’à l’âge de 50 ans qu’il va enfin connaître un moment d’amour et de bonheur intense ! Car oui dans ce roman il est aussi question d’amour et de regrets. C’est pour vous dire à quel point à cette époque la haute société est régie par le code ultime : le contrôle des émotions. Il est très mal vu dans cette société d’exprimer en public ses émotions. On est toujours dans la retenue, et encore une fois lorsque l’on a des éléments perturbateurs qui font des « scandales » lors de réceptions, on a droit à quelques situations comiques. Les femmes ne choisissent pas leurs maris, ce sont bien souvent des mariages de raison organisés par la famille où l’enjeu est forcément économique. Ainsi femmes comme hommes passent souvent à côté de l’amour et deviennent aigris avec le temps des regrets. C’est ce qu’on ressent à travers certains personnages de cette histoire.

Ce qui m’a beaucoup plu dans ce livre hormis les thèmes, c’est que l’auteur donne à voir cette haute société aristocrate avec un autre regard. J’ai trouvé une certaine complicité entre le lecteur et l’auteur. Le style corrosif m’a plu. Les descriptions sont bien fournies, on visualise les belles demeures, les grandes pièces et les magnifiques domaines. L’intrigue en soi n’est pas très originale mais j’ai quand même énormément aimé ma lecture car le contenu est très dense et intéressant. On sent que l’auteur est très documenté sur le sujet car le livre est très riche en informations.

L’auteur nous propose un véritable retour dans les souvenirs d’une jeunesse passée au sein de l’aristocratie à une période délicate pour leur « survie ».
Julian Fellowes propose une vision sombre et désenchantée de l’aristocratie britannique, mais on sent malgré tout de la nostalgie.
J’ai adoré ce livre pour son aspect historique d’un point de vue évolutif, c’est-à-dire qu’on suit l’évolution des personnages à travers les sixties jusqu’à nos jours. C’est un roman qui parle du passé et de ses effets sur chacun de nous. Comme je l’ai dit, l’action n’est pas omniprésente, ne vous attendez pas à des révélations et des rebondissements en folies. Il faut juste se laisser doucement porter de souvenir en souvenir.

Pour conclure :
Enfin un roman comme je les aime, avec du contenu, qui m’a fait passer un très bon moment. J’ai adoré être plongé dans ce monde de richesse et d’étiquette. L’auteur, en toute honnêteté mais avec une certaine nostalgie, égratigne l’image de l’aristocratie, monde impitoyable fait d’hypocrisie et de fausseté, de mensonges, et où tout est question d’apparences. Tout ça pour faire honneur à un nom ou à un titre et pour briller quoi qu’il arrive, prêts à tout pour assurer leur rang et rester au sommet en évitant à tout prix la honte et le scandale.
Passé imparfait est un roman savoureux où le monde très snob de l’aristocratie se confronte au sixties, synonyme de révolution intellectuelle, amour libre, drogues.

Citations / extraits :
« Ces gens qui veulent tout contrôler ont un effet paralysant autour d’eux, ils étouffent tout le monde, […]. Quand ils sont invités, ils sont incapables de se décontracter en public. Cela voudrait dire qu’ils éprouvent de la gratitude, et pour eux la gratitude est un signe de faiblesse. Ils sont également insupportables en tant qu’hôtes, notamment dans les restaurants où ils sont imbuvables envers les serveurs et les convives, et empoisonnent l’ambiance. Ils sont incapables d’admirer quelqu’un qui a mieux réussi qu’eux. Ils ne supportent pas les amis de leurs conjoints car ces gens extérieurs ne sont pas forcément enclins à reconnaître leur supériorité. Mais comme ils n’ont pas non plus d’amis personnels, ils finissent par considérer toute assemblée avec méfiance. Ils ne peuvent dire du bien de qui que ce soit puisque cela impliquerait de reconnaître de la valeur à cette personne et que ces censeurs fonctionnent en retirant à tous ceux qui les entourent la moindre valeur. Ils ne peuvent rien apprendre puisque cela demanderait de reconnaître que leur professeur en sait plus qu’eux et cela leur est impossible quel que soit le sujet. Et puis surtout ils sont barbants. Barbants à un point … » p.271

« Je m’étais vraiment demandé ce que j’allais voir du monde moderne en acceptant les quelques deniers de Damian. C’était peut-être un choc de découvrir qu’un certain mode de vie dont on n’avait cessé de nous dire dans les années 1960 qu’il était en train de mourir, était en fait tout à fait vivant et peut-être même plus courant qu’à l’époque. Je me considère comme ayant une certaine aisance et j’ai passé pas mal de temps dans des demeures qu’on peut estimer enviables, mais je commençais à comprendre qu’il ne s’agissait pas, comme avant, de quelque rare millionnaire vivant comme à l’époque edwardienne […]. Non, aujourd’hui il existe toute une classe de gens très riches aussi nombreux qu’à l’époque géorgienne et dont le mode de vie est toujours luxueux. La seule différence, c’est qu’à l’heure actuelle tout se passe derrière des portes opaques qui facilitent la représentation erronée qu’en font les médias. Le résultat c’est que […] cette nouvelle espèce ne ressent pas le besoin de diriger les masses publiquement, mais seulement dans l’ombre du trône. » p.389 et 390

« Je ressens une profonde nostalgie pour l’Angleterre de ma jeunesse et je trouve que nous avons beaucoup perdu, mais il faut aussi savoir reconnaître ce qui n’allait pas et pourquoi certains changements devaient absolument avoir lieu. » p.543
En quelques mots : 
Une excellente lecture d’une grande richesse. Une histoire fascinante « so british » faites de Lords et de Ladies aux destins imparfaits. L’auteur m’a bluffé par son style, son humour, et sa fin surprenante.
Ma note pour ce livre :
5/5 



dimanche 3 juillet 2016

Ilot mortel à Trégastel de Bernard Enjolras

Titre du livre : Ilot mortel à Trégastel
Auteur : Bernard Enjolras
Editions : Alain Bargain
Genre : roman policier
Date de sortie : 2010
Pages : 255

Résumé éditeur :
Pourquoi diable, Bernie Andrew, célèbre auteur de romans policiers, a-t-il accepté l’invitation de Georges Brauman, chirurgien renommé ? Ce dernier l’a convié, avec d’autres invités, à passer un week-end dans la petite île privée qu’il possède au fin fond des Côtes d’Armor. Une très forte tempête qui va immanquablement isoler les lieux pendant plus d’une nuit, est annoncée. Et c’est dans une ambiance encore plus pesante que le maitre de maison s’avère être détesté de tous, que, soudain, les drames vont s’enchainer. La partie n’est cependant pas gagnée d’avance pour le ou les criminels, car « l’homme du métier » qu’est Bernie Andrew est témoin de cette nuit tragique. Mais il en est aussi acteur … Saura-t-il ou voudra-t-il démêler l’écheveau infernal de cette affaire ourdie de façon machiavélique ?

Mon avis : 
Bernie Andrews est un auteur de roman policier qui a récemment recruté un assistant, ce dernier est le narrateur de cette histoire. Ils vont être invités à passer un week-end à Trégastel dans les Côtes d’Armor dans une belle demeure située sur une ile privée. Lors de la première nuit, un drame va avoir lieu, même un double drame. Nous sommes donc embarqués dans un double meurtre à huit clos.
Ce qui m’a plus dans cette lecture c’est tout d’abord le cadre qui est splendide. L’histoire prend place dans la magnifique ville de Trégastel dans les Côtes d’Armor, sur la côte de granit rose. Le fait que ce soit sur une île isolée dans une belle demeure rajoute un côté mystérieux, un petit plus qui m’a séduite.
Au niveau de l’écriture j’ai trouvé que l’auteur allait à l’essentiel dans son récit, aucune fioriture. Le récit m’a tenu en haleine du début à la fin. On a du suspense, c’est assez palpitant, l’enquête est menée de façon intelligente. Etant donné que c’est un huit clos on sait d’emblée que chaque personne présente lors du drame est susceptible d’être le coupable. Et bien même en sachant cela, l’auteur a réussi à me surprendre.
J’ai passé un bon moment de lecture. La seule petite chose qui m’a dérangé c’est le personnage de l’enquêteur de police, j’ai trouvé qu’il ne convenait pas dans son rôle, il s’effaçait trop devant Bernie, et c’est finalement ce dernier qui prend le dessus sur l’enquête et qui va apporter les pistes de réflexion. C’est sans doute pour mettre en avant son personnage phare que l’auteur a fait ce choix, mais ça m’a un peu dérangé.

En quelques mots :

Un bon polar que j’ai lu en une après-midi sur la plage et qui a comblé toutes mes attentes. Du suspense, un cadre magnifique et un dénouement surprenant.

Ma note pour ce livre : 

4/5 

mercredi 29 juin 2016

Le mystère Henri Pick de David Foenkinos



Titre du livre : Le mystère Henri Pick

Auteur : David Foenkinos

Editions : Gallimard

Genre : roman

Date de sortie : avril 2016

Pages : 286



Résumé éditeur : En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu'elle estime être un chef-d’œuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l'écrivain et apprend qu'il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n'a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses... Aurait-il eu une vie secrète ? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n'était qu'une machination ?


Mon avis :  

Je ne suis pas critique littéraire et je n’aime pas descendre un livre ou en dire du mal, j’ai toujours du respect pour les auteurs même si je n’ai pas été emballée par leur ouvrage, j’essaye toujours de trouver tous les points positifs du récit. Je vais essayer de vous parler de mon ressenti sur ce livre sans langue de bois.

Pour commencer l’intrigue était plutôt accrocheuse. Un homme de Crozon décide de mettre en place dans la bibliothèque municipale une section pour les romans non publiés. C’est une sorte de seconde chance pour ces livres refusés par les maisons d’édition. J’ai trouvé en soi ce concept intéressant. Une jeune femme qui travaille dans l’édition à Paris va retourner chez ses parents en Bretagne pour les vacances accompagnée de son conjoint, un auteur en mal de reconnaissance.

Ils vont découvrir dans cette bibliothèque de Crozon un manuscrit digne d’intérêt signé Henri Pick. En accord avec la famille de ce Pick, le roman va être publié et va connaitre un succès fulgurant. Oui mais voilà, ce fameux Henri Pick n’a jamais ouvert un livre de sa vie et, de mémoire de sa famille, n’a jamais rien écrit à part les menus de la pizzeria dans laquelle il travaillait. Comment ce pizzaiolo breton a-t-il pu écrire un roman aussi abouti ? Et voilà que l’intrigue se met en place autour du mystère Henri Pick.

La première partie du livre avec la mise en place du mystère m’a plu. La lecture était assez fluide on avait vraiment envie d’en savoir plus à propos de l’histoire du roman d’Henri Pick.

Ne vous attendez pas à des descriptions sur la Bretagne, on sait qu’une partie de l’histoire se passe à Crozon mais on ne fait que survoler l’endroit, l’auteur ne s’attarde pas du tout en description.

C’est un livre qui nous embarque plus en détail dans la sphère littéraire et le monde impitoyable de l’édition, c’est donc une découverte qui suscite l’intérêt ou du moins la curiosité du lecteur.

Puis au fil des pages, j’ai trouvé qu’il y avait trop d’histoires entrecoupées, je n’ai pas compris l’intérêt de suivre des personnages secondaires qui deviennent des personnages principaux. L’auteur nous raconte leur histoire, et honnêtement la partie romance n’apporte aucun intérêt au récit.

C’est une écriture fluide et simple. Ou faussement simple. Car il est vrai que l’auteur ne s’attarde pas en descriptions. Par contre lorsqu’il s’agit de faire des réflexions là l’auteur est bien présent. L’auteur se donne à cœur joie de commenter et de faire des annotations en bas de pages qui ne servent strictement à rien. J’ai trouvé ces commentaires inutiles et inintéressants, malheureusement la voix de l’auteur est trop présente et ça m’a dérangé. J’ai eu la désagréable impression que l’auteur jugeait ses personnages, je ne saurais pas trop l’expliquer… c’est bizarre j’ai ressenti qu’il critiquait ses personnages, que ce soit la femme d’Henri Pick ou sa fille. L’image qu’il donne du milieu de l’édition littéraire n’est pas enthousiasmante, on y trouve au final des gens peu scrupuleux qui par excès d’ambition et en quête de succès sont capables des pires choses. 

Au final le dénouement de l’histoire m’a plutôt convaincu, je trouve la fin assez logique. La fin est plutôt bonne. Ce qui ne m’a pas convaincu en revanche c’est la plume de David Foenkinos, je l’ai trouvé agaçant. Ce que certain vont trouver comme des tentatives de traits d’esprit, moi je l’ai vu comme de la prétention, l’auteur se voulait malin mais ne l’a pas été.
Je n’ai pas vraiment compris le message du livre, est-ce que le but est de nous ouvrir les yeux et nous montrer que les arnaques littéraires existent ? L’auteur aborde aussi le sujet des succès littéraires. Pour vendre leurs romans, les professionnels misent parfois tout sur l’histoire autour du livre que sur le roman en lui-même. La question de la forme plutôt que du fond.



Citations :

« Pourquoi les proches veulent-ils à tout prix qu’on cicatrise ? On a le droit de ne pas se remettre d’un chagrin d’amour. » p.95

« C’était la meilleure chose à faire pour ne pas trop marquer leurs différences, et éviter les disputes. Le silence demeure le meilleur antidote aux désaccords. » p.96

« Aux Etats-Unis le livre sortirait sous le titre suivant : Unwanted book. Un choix surprenant car il évoquait davantage l’histoire de la publication que le roman lui-même. Mais c’était une preuve tangible que notre époque mutait vers une domination totale de la forme sur le fond. » p.137

 En quelques mots :

Une lecture qui vous embarque dans une enquête littéraire entre Crozon et Paris. Malgré le style que j’ai détesté je suis quand même contente d’avoir lu ce livre car j’ai pu me faire mon propre avis sur l’auteur. Tous les auteurs qui ont le vent en poupe ne sont pas des génies. Un bon scénario ne fait pas forcément un bon roman. Si vous avez l’occasion de lire le livre, empruntez-le en bibliothèque, personnellement c’était un emprunt et je n’aurais pas aimé dépenser 19 € pour ce roman et cet auteur.

Ma note pour ce livre : 

2/5 

dimanche 26 juin 2016

L'assassin royal, tome 1 L'apprenti assassin, de Robin HOBB



Titre du livre : L’assassin royal Tome 1 l’apprenti assassin

Auteur : Robin HOBB

Editions : J’ai lu

Genre : fantasy

Date de sortie : 2005

Pages : 510



Résumé éditeur : Au royaume des six Duchés, le prince Chevalerie, de la famille régnante des Loinvoyant - par tradition, le nom des seigneurs doit modeler leur caractère - décide de renoncer à son ambition de devenir roi-servant en apprenant l'existence de Fitz, son fils illégitime. Le jeune bâtard grandit à Castelcerf, sous l'égide du maître d'écurie Burrich. Mais le roi Subtil impose bientôt que Fitz reçoive, malgré sa condition, une éducation princière. L'enfant découvrira vite que le véritable dessein du monarque est autre : faire de lui un assassin royal. Et tandis que les attaques des pirates rouges mettent en péril la contrée, Fitz va constater à chaque instant que sa vie ne tient qu'à un fil : celui de sa lame...



Mon avis :  J’ai trouvé ce tome introductif passionnant et extrêmement bien écrit, en gros pour ma première rencontre avec Robin Hobb ce fut un gros succès dans mon cœur.

Nous faisons connaissance avec Fitz, le bâtard royal du roi servant Chevalerie, dès son plus jeune âge. Le récit débute en effet alors qu’il n’est qu’un enfant, il nous raconte comment il débarque à Castelcerf dans la famille royale à l’âge de 6 ans. Le récit à la première personne est construit tel un recueil de souvenirs, nous suivons donc ce jeune Fitz pendant tous le roman. Ça m’a beaucoup plu d’être ainsi plongé dans son histoire. Le jeune bâtard est très vite pris en main par Burrich le maitre des écuries avec qui il va nouer une relation à la fois forte et distante. C’est le récit d’un enfant puis d’un jeune adulte livré à lui-même.

C’est assez difficile de vous parler de toutes ses expériences car tout le roman relate sa vie d’enfant jusqu’à l’âge adulte. C’est un parcours bien rempli et passionnant à la fois dans les rencontres qu’il va faire, et qui seront nombreuses, et par tout son apprentissage et sa formation, sa découverte de la cour royale.

Je trouve que Fitz ne ressemble à aucun autre, c’est limite un « anti-héros » car son parcours est fait d’expériences malencontreuses, d’échec, de souffrances. De par sa position de bâtard royal, Fitz ne trouve sa place nulle part, c’est un personnage complexe en quête d’identité. Je ne vous spoile pas car on l’apprend en début de roman ; Fitz a le don du Vif qui lui permet de communiquer avec les animaux et en particulier les chiens. Il établit une relation très tendre avec son chiot. Le seul don qu’il possède n’est malheureusement pas accepté par Burrich qui fait office de figure paternelle, son précieux don doit rester absolument secret.

Ces aspects font de lui un personnage terriblement attachant et intriguant.

Bien des épreuves attendent notre personnage principal qui sera ensuite pris en main par un homme mystérieux qui vit reclus dans un coin du château et qui sera chargé de l’initier à son art.

A travers tout ce qu’il va vivre, ses premières missions en tant qu’assassin, son esprit va être éduqué. Au fil du roman nous avons l’impression de grandir avec Fitz, son esprit s’affute, il va prendre conscience de sa position délicate, à qui peut-il se fier, va-t-il savoir lire entre les lignes et discerner le vrai du faux ? Sera-t-il à la hauteur de ce qu’on attend de lui ? Est-il simplement un instrument à la merci du roi ? Trouvera-t-il sa place à la cour ?



J’ai adoré le récit de Robin Hobb qui a su mettre en place son monde de façon subtile, à travers les petits encarts en début de chaque chapitre qui amène l’aspect historique, et à travers les nombreuses descriptions qui parcourent le récit. Beaucoup de descriptions mais pas ennuyeuses du tout.

Prenez un univers médiéval : le royaume des Six Duchés, un roi, trois princes, des alliances, l’apprentissage de l’Art, sous fond de menace des Pirates Rouges qui perturbe la paix du royaume, avec un bâtard royal au milieu de tout ça et vous aurez une histoire géniale.

J’ai aimé découvrir les rouages de ce monde, les intrigues politiques les petites touches de « fantastiques » qui sont amené avec l’Art qui reste quelque chose d’assez mystérieux, et le Vif, le pouvoir de communiquer avec les animaux.

Robin Hobb m’a transporté du début à la fin, j’ai adoré sa façon de prendre le temps de mettre en place l’univers et la façon intelligente d’amener les évènements.

Citations :

« Et puisque tu « entends dire » toutes ces choses vitales, j’en profite pour te faire remarquer qu’un sage ne révèle pas tout ce qu’il sait ; et aussi que celui qui colporte des histoires n’a pas grand-chose d’autre dans la tête » p.74

« Nous nous fabriquons souvent nous-mêmes nos propres prisons. Mais on peut aussi créer sa propre liberté. » p.132

« L’appétit de l’Art est de ceux qui dévorent l’homme, pas de ceux qui le nourrissent. » p.398



En quelques mots :

C’est un très très bon tome qui met en place doucement l’univers et qui promet une suite pleine d’aventures !! Un héros complexe et attachant qui doit trouver sa place. Quel avenir pour lui ?



Ma note pour ce livre : 

4,5/5 

Book haul Livres en VO - Juin 2016

Ce mois-ci j'ai craqué et je me suis commandé 9 livres en anglais sur The book depository.
Aie aie aie je ne sais pas quand j'aurais le temps de les lire mais ça ne me fera pas de mal de relire en anglais.
Je vous les présente en vidéo par ici :


jeudi 23 juin 2016

Ma PAL d'été 2016

Salut les Booklovers,
Je vous présente en image ma pile à lire pour cet été 2016.
Et vous qu'avez-vous prévu de lire cet été ?
Moi je vais essayer de lire :
Engame, James Frey, éditions J'ai lu
Passé imparfait, Julian Fellowes, éditions 10/18
After saison 3, Anna Todd, éditions Le livre de Poche
L'assassin royal, tome 1 l'apprenti assassin, Robin Hobb, éditions J'ai Lu
Ilot mortel à Trégastel, Bernard Enjolras, Editions Alain Bargain
Le mystère Henri Pick, David Foenkinos, Gallimard
Atlantis, David Gibbins, First Editions
The Mortal Instruments, tome 1 La cité des ténèbres, Cassandra Clare, éditions PKJ


mercredi 22 juin 2016

La Dernière Etoile de Rick Yancey


Titre du livre : La dernière étoile

Auteur : Rick Yancey

Editions : Robert Laffont collection R

Genre : science-fiction, dystopie, YA

Date de sortie : juin 2016

Pages : 418



Résumé éditeur : L’ennemi, c’est l’Autre. L’ennemi, c’est nous. Ils sont parmi nous. Ils sont dans leur vaisseau. Ils sont nulle part. Ils veulent la Terre. Ils veulent qu’elle nous revienne. Ils sont venus nous exterminer. Ils sont venus nous sauver…
Sous ces énigmes se cache une vérité : Cassie a été trahie. Pareil pour Ringer. Pour Zombie. Pour Nugget. Et pour les 7,5 milliards d’humains qui peuplaient notre planète. Trahis en premier lieu par les Autres, et maintenant par nous-mêmes.
En ces derniers jours, les rares survivants sur Terre vont être confrontés au dilemme ultime : sauver leur peau… ou sauver ce qui nous rend humains.



Mon avis :  Encore un tome très immersif, on est au cœur de l’action que l’on voit à travers les points de vue des multiples personnages.

C’est ce que j’aime dans cette saga de la 5è vague, les réflexions de ces ados (et enfants) sur leurs existences.

Ben, Cassie et les autres doivent se bouger et se réfugier dans une grotte à environ 150kms de l’endroit où ils se trouvent. Ils ont 4 jours pour cela, car on apprend très vite que dans 4 jours ce sera l’assaut final de la 5ème vague, l’extermination des survivants.

L’action se déroule très vite donc, le livre se déroule sur 4 jours. J’ai trouvé ce roman très intense, le rythme est extrêmement soutenu et l’auteur a su rendre la lecture de ce dernier tome encore plus addictive.

Tout s’enchaine vite, on a des rebondissements, des petites révélations, et encore et toujours du mystère ! En fait j’ai l’impression qu’à chaque fois que l’auteur éclaire une zone d’ombre, il recrée tout de suite après une autre zone d’ombre. Il allume une pièce mais il éteint celle d’à côté.

Pendant toute la lecture je m’attendais à THE grosse révélation, j’y croyais, j’y croyais tellement. Je l’attendais tellement. Je voulais que l’auteur nous apporte enfin des réponses.

Ce n’est pas aussi simple que ça. Si Rick Yancey a voulu qu’on s’interroge toujours sur son livre même deux semaines après l’avoir lu, c’est réussi. Le point d’interrogation est toujours présent pour ma part.
Je dois dire que c’est quand même une saga de folie qui m’a marquée et que je vous recommande si vous aimez les univers apocalyptiques avec des personnages adolescents.
Je pense que la fin ne plaira pas à tout le monde et j’aimerais vraiment avoir votre avis si vous l’avez lu.
La fin de cette saga me laisse HORRIBLEMENT perplexe et frustrée.

A travers ces ouvrages l’auteur nous invite à nous interroger sur notre humanité et les limites de notre monde. 

Je mets un 3/5 à ce tome final. Je l’ai beaucoup aimé dans l’ensemble, mais je n’aime pas le sentiment qu’il me laisse à la fin.

Citations :

« De la constellation boréale de la Lyre, la deuxième planète de l’étoile naine. Les humains l’ont découverte en 2014 et l’on appelée Kepler 438b » p.278

« Voilà ce qu’ils ont fait. Voilà leur leçon. Ils nous ont rappelés ce que nous sommes – pas grand-chose- et nous ont fait comprendre que nous étions trop nombreux. » p.316

 En quelques mots :

 Une lecture addictive pleine d’action, mais une fin qui me laisse … sceptique et frustrée !!! aaaaah mais pourquoiiiiii ??? lol



Ma note pour ce livre :   

3/5

dimanche 19 juin 2016

Le jour où j’ai appris à vivre de Laurent Gounelle

Voici le genre de roman dont je raffole, une histoire moderne qui mêle réflexion philosophique et développement personnel. Je ne peux que vous conseiller ce livre. A lire et à relire !!

Titre du livre : Le jour où j’ai appris à vivre
Auteur : Laurent Gounelle
Editions : Pocket
Genre : roman
Date de sortie : avril 2016
Pages : 286

Résumé :
Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais dans l’instant son regard se fige, elle devient livide. Ce qu’elle va finalement vous dire… vous auriez préféré ne pas l’entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle. C'est ce qui va arriver à Jonathan. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d’expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie.

Mon avis :  
J’ai vécu ce livre un peu comme le parcours initiatique d’un homme qui s’est détourné de lui-même et qui va progressivement se recentrer et réfléchir à la vie. Les événements qui lui arrivent dans le livre vont l’amener petit à petit à « allumer sa petite bougie ». C’est tout un cheminement vers le bonheur.
La recherche du bonheur est indissociable du bien-être intérieur.
Pour être heureux dans sa vie quotidienne, au boulot, avec les autres, il faut être en phase avec soi-même.
Avec nos modes de vie actuel, il est parfois facile de se détourner de soi-même au profit d’une carrière, des modes de consommation, de dictats sociaux. On ne s’en rend pas forcément compte et parfois on a besoin d’un coup de pouce ou d’un déclic pour faire ce travail sur soi-même. Il n’est pas toujours évident de prendre du recul mais cela est nécessaire pour se libérer et vivre en harmonie.

Ce sont ces messages qui sont véhiculés dans ce livre. Nous avons également une belle réflexion philosophique sur le désir.
Le récit principal sur Jonathan est mis en perspective par le récit de plusieurs autres personnages qui gravitent autour, et je trouve cela très bien fait de la part de Laurent Gounelle.

C’est un roman qui dépeint totalement son époque, qui dégage des messages universels et qui touchera je pense beaucoup de monde.


Citations : « Ce n’est qu’à la fin de sa vie qu’il réalisa que la plupart de ses ennuis étaient la conséquence de sa vision du monde, pas sa cause. » p.60

« Nous sommes des êtres complets et la nature nous amène à le ressentir profondément, alors que la société crée en nous le manque. » p.69

« Tu ne trouveras jamais le bonheur à l’extérieur, vois-tu. Tu peux passer ta vie entière à courir après des tas de choses : si tu cherches au mauvais endroit, tu ne trouveras rien. » p.72

En quelques mots :
Un joli roman actuel qui nous amène à réfléchir sur notre vie et nos comportements. Un beau petit coup de cœur pour moi.

Ma note pour ce livre :   
5/5

vendredi 17 juin 2016

La bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald


Titre du livre : La bibliothèque des cœurs cabossés (LBDCC)

Auteur : Katarina Bivald

Editions : J’ai lu

Genre : roman

Date de sortie : avril 2016

Pages : 508



Résumé : Sara vit en Suède, elle est libraire et en dehors de son métier elle n’a pratiquement pas de vie sociale. Elle correspond par lettres avec Amy une vieille dame qui habite au fin fond de l’Iowa. Toutes deux sont amoureuses des livres, elles échangent sur leurs lectures et partagent un peu de leur vie. Quand Sara arrive aux Etats-Unis pour enfin rencontrer son amie épistolaire, elle découvre que celle-ci est décédée entre temps. Sara se retrouve donc seule dans cette petite ville avec ses livres sous le bras. Petit à petit une idée va germer en elle pour se rendre utile à cette ville et rendre hommage à Amy.



Mon avis : J’avoue que je n’ai pas longtemps hésité avant de me procurer ce livre. Forcément. Un livre qui parle de livres, le mot libraire dans le résumé, et une couverture toute jolie et colorée. Ce fut une lecture agréable, sans prise de tête. D’emblée on apprend qu’Amy la correspondante de Sara, est décédée. Sara qui était venue de Suède pour la voir se retrouve chez son amie qu’elle n’aura jamais la chance de rencontrer. On va découvrir Amy à travers ses lettres envoyées à Sara.

Le récit alterne entre la narration à la 3ème personne concernant Sara et les lettres d’Amy envoyées à son amie. Et ça j’avoue que ça a été un plaisir car c’est ce qui donne le rythme au roman. Je trouve que les lettres d’Amy sont intéressantes. Elles nous permettent d’en apprendre plus sur sa vie à Broken Wheel, sur ses habitants et leurs liens, et on a particulièrement droit à ses réflexions sur ses livres favoris et sur la littérature en général. Même si on ne rencontre pas physiquement Amy, j’ai adoré ce personnage, je la trouve attachante, inspirante et généreuse. Elle a une collection impressionnante de livres, elle lit de tout mais surtout des classiques américains.

Quant à Sara, les livres sont pour elle une passion et un refuge à la vie réelle, une sorte de protection contre les gens. Ce qui m’a plu chez Sara ce n’est clairement pas sa personnalité. Ce que j’ai aimé chez elle c’est sa vision en tant que libraire des auteurs fiables, des catégories de livres, et les références littéraires. Ce qui est intéressant c’est de voir son évolution au fil du roman. Avec les livres, elle va apporter un nouveau souffle à cette petite ville de Broken Wheel.

C’est une histoire mignonne et légère qui se lit bien. On a des séquences drôles comme par exemple la mise en scène des habitants pour la foire aux livres, le déguisement en livre de Sara pour le marché. Il y a un humour assez loufoque.

J’en viens à ce qui m’a déplu. Définitivement je n’adhère pas à 100% à la « Swedish touch ». J’ai trouvé la plume de Katarina Bivald simple mais les personnages créés sont soit trop mous soit trop dans le cliché, tout comme les situations. Je n’ai pas trop adhéré à l’humour, trop loufoque et trop décalé pour moi.

Néanmoins, j’ai apprécié cette lecture pour les messages véhiculés par l’auteure. Au cœur du roman nous avons une belle réflexion sur le rôle social du livre. C’est ce qui fait tout l’intérêt de LBDCC pour moi.

Le livre possède plusieurs pouvoirs ; celui de faire passer des messages, de divertir, de faire vivre des émotions et dans LBDCC le livre va rassembler une communauté toute entière.

On trouve dans le roman un message de tolérance et de lutte contre les préjugés, notamment avec la section « littérature gay » que Sara va ajouter à la librairie, et les préjugés contre les gens qui lisent et ceux qui ne lisent pas.

C’est un roman sympa qui m’a enchanté avec les références littéraires qu’il comporte, le message de tolérance qu’il véhicule, et la réflexion sur le rôle du live qu’il propose. Le seul bémol pour moi est l’humour auquel je n’ai pas adhéré. Il y a aussi un petit problème avec le titre puisqu'en fait il s'agit d'une librairie et non d'une bibliothèque... je trouve quand même ça assez insupportable qu'on fausse le lecteur avec un titre incorrect. Le titre anglais est quand même beaucoup plus juste : "The readers of Broken Wheel recommends"

Citations :

« - J’espère que tu ne te contentes pas de rester enfermée à lire. Il faut que tu oses sortir et parler à des gens. Voyager ouvre de fantastiques possibilités. » p.22

« Moi j’ai toujours trouvé que les livres possédaient une certaine force de guérison et, du moins, divertissent-ils. » p.270

« - Je ne pourrai jamais lire tous ces livres. Si une autre personne les acquiert, au moins ils sont appréciés. Et puis on a toujours envie de diffuser les livres qu’on aime. - Et ceux dont on ne veut pas alors ? - Il y a toujours un lecteur pour chaque livre. Et un livre pour chaque lecteur. » p.389 



En quelques mots :  Un livre enthousiasmant qui véhicule des messages positifs.

Ma note pour ce livre :   

4/5

mercredi 15 juin 2016

Le cercle blanc tome 2 : La danse des dieux

Titre du livre : Le cercle blanc, tome 2 La danse des dieux

Auteur : Nora Roberts

Editions : J’ai lu

Genre : fantastique

Date de sortie : mai 2009

Pages : 472



Résumé : Nous retrouvons notre cercle blanc composé des 6 héros regroupés par la déesse Morrigan pour sauver le monde de la menace de Lilith la reine des vampires. Glenna la sorcière, Hoyt le mage, Cian le vampire et frère jumeau de Hoyt, Larkin le change forme et sa cousine Moira future reine de Geall, et Blair la chasseuse de vampire. Après une bataille sanglante et un entrainement intensif dans la demeure de Cian en Irlande, le cercle doit se rendre à un portail magique afin d’atteindre le royaume de Geall là où Lilith prévoit la bataille finale.

Mon avis :  J’ai bien aimé ce deuxième tome pour plusieurs raisons. Je l’ai trouvé plus rythmé que le premier. Entre les moments d’entrainement où les 6 héros perfectionnent leur technique pour tuer des vampires, les moments de combat, les moments où les héros voyagent, et les scènes de romance, j’avoue que la lecture était agréable. Je trouve que l’auteur a bien su alterner entre les moments d’effroi dans l’antre des vampires et la love story de certains personnages. On voit bien le lien qui unit ces 6 compagnons et on a plaisir à évoluer avec eux.

La déesse Morrigan est moins présente contrairement à ce que pourrait nous faire penser le titre mais ça ne m’a pas dérangé.
J’ai apprécié que ce 2ème tome soit centré sur Blair et Larkin car ce sont les 2 personnages que j’ai préférés dans le 1. Je suis complétement séduite par le personnage de Larkin car non seulement il peut se transformer en n’importe quel animal ce qui est très pratique ;) mais il est aussi un homme avec des valeurs fortes, il est très attentionné, loyal et charmant.

Pour être totalement honnête, je ne suis pas totalement convaincue par le traitement du fantastique dans cette saga, pour moi c’est plus une romance avec autour des éléments fantastiques.

Ça reste pour moi une histoire sympathique, à emprunter en bibliothèque si vous ne savez pas quoi lire.

Citations : « - J’espère, reprit-il, que tu finiras par comprendre que dans un voyage, l’essentiel, ce n’est pas le but, mais le trajet et les rencontres que l’on fait en chemin. Je t’ai rencontrée, et c’est ce qui compte le plus pour moi. » p.234

« En découvrant tout autour d’eux un groupe de bêtes magnifiques et ailées, elle en perdit littéralement le souffle. Emerveillée, elle contempla les dragons aux teintes d’émeraude, de rubis, de saphir, dont la beauté n’avait rien à envier aux couleurs de l’arc-en-ciel. » p.404

En quelques mots :
 Un deuxième tome sympa avec de l’action, de la romance, et qui nous fait voyager. Je suis curieuse de lire la suite avec la bataille finale !

 Pour aller plus loin : Le cercle blanc tome 3 : La vallée du silence
Ma note pour ce livre :   

3/5