samedi 6 août 2016

Le parfum des fraises sauvages - Angela Thirkell


Voici un roman qui a été écrit en 1934 et qui a été rééditée par la maison d’édition Charleston cette année. Je les remercie beaucoup pour cet envoi car je trouve cela intéressant de remettre au goût du jour des livres méconnu du grand public et j’ai passé un très agréable moment de lecture.


Titre du livre :
Le parfum des fraises sauvages (VO : Wild strawberries)
Auteur :
Angela Thirkell
Editions :
Charleston
Genre :
roman
Date de sortie :
Juin 2016
Pages :
285
Thèmes :
Comédie anglaise, mariage, famille aristocrate



Résumé éditeur :

Mary Preston, jolie jeune fille sans fortune, est invitée par sa tante Agnès à passer l’été dans sa splendide propriété familiale, au cœur de la campagne anglaise. À Rushwater House, la saison s’annonce pleine de surprises, de frivolités et d’insouciance. Mais le cœur de Mary sera mis à rude épreuve face au séduisant et séducteur David Leslie, l’artiste de la famille qui navigue entre Londres et Rushwater. Cependant, Agnès et sa mère, la sémillante Lady Emily, espèrent persuader la jeune femme de faire un tout autre mariage, bien plus convenable. Entre les balades au clair de lune dans les jardins resplendissants et le grand bal organisé à Rushwater, cet été comblera-t-il les espérances romantiques de Mary ?
Publié pour la première fois en 1934, Le parfum des fraises sauvages est une éblouissante comédie romantique, dont les personnages sont aussi farfelus qu’extrêmement attachants.

Mon avis :

Après avoir terminé la trilogie du Siècle, c’est exactement le genre de livre qu’il me fallait. J’ai pu l’apprécier et le savourer à sa juste valeur. Une fois passé les premières pages dans lesquelles il faut s’adapter au style de l’auteur je me suis complétement laissé divertir par cette riche famille britannique et leurs petites intrigues. Il est vrai que le style est particulier, les tournures de phrases sont un peu anciennes mais les personnages que l’on rencontre sont délicieusement drôles. C’est une comédie exquise je me suis régalée avec toutes les notes d’humour. Ce qui m’a le plus plu ce sont les personnages dépeints par l’auteur : ils sont tous tarés ! Mais qu’est-ce que c’est drôle. L’auteur use du comique d’exagération pour décrire tous ces personnages ; on rencontre Lady Leslie tellement maladroite, folle et enquiquineuse ! ou bien la jeune Mary qui niaise et naïve au possible, le veuf John Leslie qui est effacé et un peu ratatiné sur lui-même, le jeune David séducteur beau parleur et complètement stupide, une famille Française complétement tarée et perchée. J’ai adoré tous les personnages car même s’ils sont tous fous ils sont très attachants. L’intrigue est menée tambour battant avec des interactions sociales variées et un cadre idyllique mais finalement le point fort du livre est l’humour.

Le rythme est bon, on a souvent des petites histoires dans la grande histoire, je ne suis pas ennuyée une seconde avec ce livre, j’avais vraiment l’impression d’être devant une pièce de théâtre.

On a du comique de situation, des quiproquos, des traits de caractère exagérés, tout pour faire de ce roman un très bon divertissement.

L’auteur en profite pour se moquer de la haute société aristocrate et de leur comportement ridicule, les Français en prennent aussi pour leur grade, les domestiques aussi avec leur commérage.

Cette lecture vous réserve au fil des pages des éclats de rire, et des rencontres très savoureuses.



Citations :

« Un être qu’il avait aimé au-delà des mots se transformait en une ombre floue, qui s’estompait de mois en mois, de jour en jour. Le temps dévore tout, mais chaque mortel croit que sa propre mémoire peut être un sanctuaire à l’immortalité. Il garde l’image chérie dans son cœur, pourtant alors même qu’il la tient, les lauriers se fanent, le tableau devient moins net. » p.231

En quelques mots :

Malgré un début de lecture un peu difficile, j’ai ensuite totalement adhéré à l’histoire, ponctuée de situations rocambolesques au sein d’une famille de la haute société anglaise. Passez vous aussi un été à Rushwater, vous profiterez d'un bon moment.

Ce livre est un excellent divertissement.


Ma note pour ce livre :
4/5


lundi 1 août 2016

Aux portes de l'étenité de Ken Follet - Retour sur la trilogie du Siècle, une pépite littéraire


J’achève enfin la trilogie du Siècle de Ken Follett. Après les deux premiers tomes qui m’avaient fasciné j’étais tellement heureuse de me replonger dans cette saga historique du XXème siècle.



Titre du livre :
Aux portes de l’éternité
Auteur :
Ken Follett
Editions :
Le livre de poche
Genre :
Roman historique
Date de sortie :
2016
Pages :
1275
Thèmes :
Histoire, politique, famille, lutte sociale, racisme, communisme, musique, mur de Berlin, crise de Cuba





Résumé éditeur :

1961. Les Allemands de l'Est ferment l'accès à Berlin Ouest. La tension entre Etats-Unis et Union soviétique s'exacerbe. Le monde se scinde en deux blocs. Confrontées à toutes les tragédies de la fin du XXe siècle, plusieurs familles, - russe, américaine, allemande et anglaise - sont emportées dans le tumulte de ces immenses troubles sociaux, politiques et économiques. Chacun de leurs membres devra se battre et participera, à sa manière, à la formidable révolution en marche.
Tout à la fois saga historique, roman d'espionnage, histoire d'amour et thriller politique. Aux portes de l'éternité clôt la fresque magistrale de la trilogie du Siècle, après La chute des géants et L'hiver du monde.

Mon avis :

Nous retrouvons la troisième génération donc les petits enfants de nos personnages principaux du tome 1. Ils évoluent dans un contexte mondial très tendu puisque nous sommes en pleine guerre froide.

Ce que je trouve passionnant avec Ken Follett c’est qu’il arrive à nous immerger dans les événements les plus décisifs et importants de notre siècle. Que l’on soit féru d’Histoire, que l’on connaisse les grandes lignes ou bien que l’on ait des connaissances restreintes sur le sujet, l’auteur nous captive du début à la fin de sa saga car il mêle avec brio Histoire et fiction.

Ce qui caractérise les personnages que nous suivons, c’est qu’ils sont en lutte perpétuelle. En lutte pour leurs droits notamment avec les Freedom Riders qui se battaient contre la ségrégation et pour valoir les droits des noirs chose qui n’était même pas encore acquise en 1961 dans le sud des Etats-Unis. Ce roman c’est aussi et surtout la lutte pour la liberté des peuples opprimés par le communisme. A Berlin-Est, nos personnages vont lutter à leur niveau et trouver des stratagèmes pour échapper à la Stasi et tenter de franchir le mur. En les suivant on a encore plus conscience des dangers encourus à l’époque quand on s’opposait au communisme. Ce qui est génial dans cette trilogie c’est que l’on rencontre des familles toute entières aux caractères forts qui vont consacrer leur vie à la lutte pour la liberté, pour leurs droits, pour la liberté d’expression et la liberté de la presse et des arts notamment la littérature et la musique.

Dans ce dernier tome le climat m’a semblé beaucoup plus tendu, on ressent vraiment la tension des deux blocs au moment de la guerre froide. Les rouages de la politique et de l’espionnage sont plus présents et plus complexes que dans les deux premiers tomes.

J’ai adoré retrouvé ces familles allemande, russe, américaine et britannique aux liens complexes qui vont s’engager pleinement dans leur siècle. Elles vont être déchirées par les tragédies mais ne jamais cesser le combat chacune à leur niveau. Les personnages de Ken Follett se définissent par leurs actions et leur engagement. L’aspect sentimental et psychologique est à peine développé. C’est émouvant mais on n’est jamais dans le pathos, l’écriture est assez neutre. Cela correspond selon moi à de la pudeur.

Ce qui m’a captivé dans cette saga c’est que l’auteur réussi à nous faire rentrer dans la famille des différents personnages, c’est comme si on y était, on a l’impression d’être le spectateur des grands évènements du siècle et des bouleversements personnels de nos héros.

L’auteur nous livre là une saga historique extrêmement bien documentée. Dans ce tome 3 on assiste au fameux discours de Martin Luther King, à l’assassinat de J.F Kennedy, on est au cœur du pouvoir pendant la crise cubaine, la guerre du Vietnam et au milieu des familles déchirées par le mur de Berlin. L’auteur nous invite dans l’intimité des leaders politiques grâce à nos personnages principaux qui les côtoient.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre mais si je devais émettre une ou deux critiques ce serait les suivantes :

Nos héros sont justement peut-être un peu trop des héros. Je m’explique : je trouve que les destins de nos personnages principaux sont un peu trop romanesques. Par exemple George Jakes le jeune métisse, fils du riche homme d’affaire russe immigré aux USA Lev Pechkov et d’une actrice noire américaine, il va rejoindre la lutte pacifique des Freedom Riders contre la ségrégation raciale, puis décide d’embrasser une carrière politique et va atterrir à La Maison Blanche à travailler avec Robert Kennedy. Ou bien le personnage allemand Walli qui va fuir Berlin-Est et qui va devenir une super star de la musique.

Les personnages sont vraiment au service de l’Histoire et ça rend certains aspects peu crédible et trop facile. Tous les personnages principaux sont des gens engagés et ils sont très intéressants mais je m’y suis beaucoup moins attaché que dans les tomes précédents. Je les ai trouvés plus froid et plus distant, les quelques scènes de sexe m’ont un peu lassé, c’est toujours le même schéma.

Autre chose qui m’a déplu c’est l’équilibre du rythme. Une grande partie du roman est centré sur la période du blocus dans les années 60, puis à la fin on survole les années 80. Il y a un gros blanc entre deux périodes, ça m’a un peu perdue.

Enfin si j’avais Ken Follett devant moi je lui demanderais pourquoi il n’a pas intégré une famille française à sa saga (oui oui c’est mon côté chauvin qui parle lol), je trouve ça surprenant de sa part car on a l’impression que la France n’existe pas, elle est à peine évoquée. Mr Follett pourquoi la France est absente de votre trilogie du Siècle ?

Hormis ces quelques points, la trilogie du Siècle est une œuvre littéraire impressionnante, fascinante, intéressante que je recommande à tous les lecteurs. Que vous soyez passionnés d’Histoire, ou juste un lecteur curieux, je vous encourage à découvrir l’œuvre de Ken Follett car c’est de notre siècle qu’il s’agit, c’est le siècle de nos arrières et grands-parents, de nos parents. Il nous immerge au cœur des grands bouleversements de l’Histoire et rend la lecture incroyablement passionnante.
Je pense que la trilogie du Siècle devrait être proposée en lecture dans les lycées en complément des cours d’histoire, en tout cas c’est une œuvre qui est à mettre dans toutes les mains et particulièrement dans celles des ados.
Enorme coup de cœur pour cette saga.



Citations :

« Il n'en voulait pas aux soldats. De tout temps en tout lieu, dans tous les pays, des hommes avaient agi de cette façon lorsque les circonstances les y poussaient. Il en voulait aux officiers qui savaient ce qui se passait et ne faisaient rien pour y remédier, aux généraux qui mentaient à la presse et à l'opinion publique à Washington, et surtout aux hommes politiques qui n'avaient pas le courage de se lever pour dire : "c'est mal". »

« Le mariage est une promesse. On ne peut pas tenir une promesse simplement quand ça vous convient. Il faut la tenir même quand on n’en a pas envie. Autrement, ça n’a pas de sens. »

« Ces derniers temps, il évitait de discuter politique avec des inconnus. Ils avaient le plus souvent des réponses simplistes. Plus leur ignorance était grande, plus leurs opinions étaient tranchées. » 

En quelques mots :

Une saga historique exceptionnelle à lire d’urgence ! Une formidable fresque générationnelle au cœur de notre siècle. Même si le dernier tome n’a pas suscité chez moi autant d’engouement que les deux premiers, il est quand même très bon. Enorme coup de cœur pour cette saga.



Ma note pour ce livre :
4,5/5



La trilogie du siècle : énorme coup de cœur, une pépite littéraire
Mon avis en vidéo :






dimanche 24 juillet 2016

Point lecture n°3 juillet 2016

Je vous livre mon avis sur mes trois dernières lectures en vidéo ! j'espère que ça vous plaira !




Endgame, tome 1 L'appel - James Frey et Nils Johnson-Shelton


Titre du livre :
ENDGAME tome 1 l’appel
Auteur :
James Frey et Nils Johnson-Shelton
Editions :
J’ai Lu
Genre :
Dystopie YA, science-fiction
Date de sortie :
Mars 2016
Pages :
565
Thèmes :
Jeu, énigme, mystère, combat, survie

Résumé éditeur :
Douze jeunes élus, issus de peuples anciens. L'humanité tout entière descend de leurs lignées, choisies il y a des milliers d'années. Ils sont héritiers de la Terre. Pour la sauver, ils doivent se battre, résoudre la Grande Énigme. L'un d'eux doit y parvenir, ou bien nous sommes perdus. Ils ne possèdent pas de pouvoirs magiques. Ils ne sont pas immortels.
Traîtrise, courage, amitié, chacun suivra son propre chemin, selon sa personnalité, ses intuitions et ses traditions.
Endgame n'a ni règles ni limites. Il n'y aura qu'un seul vainqueur.

Ce qui sera, sera …
Mon avis :
Endgame est une grande énigme, c’est LA grande énigme de l’humanité.
12 élus âgés entre 13 et 20 ans descendants des grandes lignées anciennes de l’humanité sont appelés par une entité divine du Peuple du Ciel. C’est l’heure de l’Appel. Afin de résoudre l’énigme, trois clés sont disséminées à différents endroits de la planète ; la clé de la Terre, la clé du Ciel, la clé du Feu. Chaque élu reçoit son propre message codé, ce message est introduit dans leur esprit par le messager du ciel. L’enjeu pour chacun d’eux sera alors de décoder son message qui le mènera à un indice. Chaque Joueur devra se battre et être le premier à résoudre l’énigme car sa survie ainsi que celle de sa lignée en dépendent.

Quels choix feront-ils ? Entre jeu d’alliance ou bien faire cavalier seul, il appartient à chacun d’établir sa stratégie pour gagner. Nous suivons donc 12 personnages au tempérament de feu, 12 ados surentrainés depuis leur enfance à participer à Endgame. Ils sont impitoyables, entrainés à manier les armes, à tuer, à survivre, car leur but est le même mais il n’y aura qu’un seul vainqueur. La violence est omniprésente dans Endgame, l’auteur ne nous épargne pas.

On se laisse très vite embarquer dans l’aventure, c’est rythmé et palpitant. Au niveau de la construction du récit, l’action est portée par les nombreux dialogues. Il n’y a quasiment que des dialogues, on suit un personnage différent à chaque chapitre. La lecture est fluide, rythmée et intense. A aucun moment je ne me suis ennuyée dans Endgame. Il y a énormément d’actions et on voyage sans cesse, on est transporté tout autour du globe au fil des pages.

Ce qui est génial dans ce livre c’est que l’auteur nous prend à partie et propose à ses lecteurs de participer au Jeu. En effet des indices sont disséminés tout au long du livre. Libre à vous d’aller chercher les indices, mais mieux vaut avoir son ordinateur ou son smartphone à proximité !
Personnellement je l’ai fait jusqu’à la moitié du livre, j’allais regarder les indices sur Internet. Bon, c’est bien, je pense que j’aurais adoré ce livre étant ado car c’est ludique et on a l’impression de participer à une vraie chasse au trésor. Après ça m’a soulé d’interrompre ma lecture donc j’ai arrêté mais le côté participatif du livre est un gros point positif.

Quel que soit votre choix de lecture, qu’elle soit active ou passive, Endgame a ce côté amusant du jeu de piste, et ce côté envoutant et mystique (on visite des lieux sacrés, des cercles de pierre mystérieux…).

Le seul petit bémol que je peux trouver c’est que j’aurai aimé peut-être un tout petit peu moins d’action et plus d’explication. J’aurai aimé que l’auteur nous donne plus d’informations sur les mystères qui entourent Endgame mais j’ose espérer que nous aurons plus de révélations dans le tome 2.

Cette lecture n’a pas été un coup de cœur mais j’ai passé un super moment intense. Je trouve que c’est une dystopie qui sort du lot, qui est « un peu plus pour adulte » que les autres. Une écriture fluide, addictive, on tourne les pages avec frénésie !

Citations :

« -Que dit la légende ?
-Qu’Endgame débutera quand la race humaine aura prouvé qu’elle ne mérite pas d’être humaine. Qu’elle a gâché le savoir qu’Ils nous ont donné. La légende dit aussi que si nous considérons la Terre comme une chose acquise, si nous devenons trop nombreux et si nous épuisons cette planète bénie, alors Endgame débutera. Pour mettre fin à ce que nous sommes et rétablir l’ordre sur Terre. Quelle que soit la raison, ce qui sera, sera. » p.69

En quelques mots :

Une dystopie originale ! Endgame ça décoiffe !
Un univers violent et envoutant. Je recommande ce livre aux amateurs de dystopie et à tous les lecteurs curieux de vivre une aventure palpitante.



Ma note pour ce livre :
3,5/5



mercredi 20 juillet 2016

Acquisitions livresque juillet 2016

Hello les booklovers, j'ai encore craqué ce mois-ci avec une vingtaine de nouveaux livres !!
Merci à mon chéri pour ces cadeaux, j'ai acheté des livres neufs et d'occasion. Je me suis fait plaisir et c'est ce qui compte !

Allez, je vous montre tout ça en vidéo, c'est par ici

Les yeux d'Astrid - Jean-Marie Kassab


Titre du livre :
Les yeux d’Astrid
Auteur :
Jean-Marie Kassab
Editions :
Persée
Genre :
roman
Date de sortie :
2015
Pages :
156
Thèmes :
Prise de conscience, argent, bonheur


Résumé éditeur :
Victime d'un père autoritaire, Francis, travailleur acharné devenu millionnaire fait récemment faillite. En instance de divorce de surcroît, le cumul des problèmes le mène au désespoir. Envisageant pour un moment le suicide, il se retrouve au hasard des routes face à face sur une plage déserte avec une inconnue prénommée Astrid. À travers quelques questions judicieuses, Astrid ouvre les yeux de Francis, l'aide à identifier ses problèmes réels et à poursuivre sa quête du bonheur pour retrouver la joie de vivre qui était en fait à portée de main. Leur débat prend la forme d'une vraie leçon de vie. Les dernières pages du récit réservent au lecteur des développements inattendus.

Mon avis
J’ai reçu ce livre en participant à la masse critique Babelio au mois de juin. Je les remercie ainsi que les Editions Persée pour cet envoi. Malheureusement je n’ai pas beaucoup apprécié ma lecture.

C’est l’histoire d’un homme riche à millions qui fait faillite et qui va connaître des moments difficiles. Lors de cette période où son esprit est tourmenté, il va revenir sur son passé.
Nous avons ses réflexions sur sa propre vie, on apprend notamment que c’est son éducation très stricte et presque militaire qui a forgé sa personnalité. Un père autoritaire au possible qui lui a enseigné l’importance des affaires, il lui a appris à être un requin, une vraie machine dans le travail, un coureur de millions acharné. Bref les sentiments ont très peu de place dans sa vie.

Tellement obnubilé par sa carrière il en a négligé sa femme et ses enfants. Lorsqu’il fait faillite il est au plus mal et prend du recul sur sa vie. Il rencontre Astrid de façon inattendue sur une plage déserte.
Quoi de mieux qu’une belle inconnue sur une plage ? N’est-ce pas un contexte propice aux confidences ? C’est alors qu’une discussion s’engage entre les deux êtres. Francis exprime des regrets sur sa vie, il va se livrer à cœur ouvert à cette belle inconnue.


J’ai trouvé l’histoire banale et clichée, trop facile et le personnage principal Francis beaucoup trop stéréotypé. Je n’ai pas du tout aimé le personnage de Francis, pourquoi il a fallu qu’il soit en faillite pour soudainement réfléchir et se rendre compte qu’il a négligé sa femme ?
Quant à Astrid elle représente un peu un fantasme pour la gente masculine.
Le climat entre les deux personnages est tout de suite très familier, comme un coup de foudre amical. Je n’ai pas accroché à l’histoire ni aux personnages, tout est très peu crédible. C’est un récit qui se veut philosophique mais ça ne m’a pas touché.
Oui la fin est sympa, on a une petite révélation. Finalement il n’y aura que la fin qui a suscité mon intérêt.
Aucune originalité donc dans cette histoire dont les messages que l’on peut en tirer sont très simples : l’argent ne fait pas le bonheur, la vraie richesse est intérieure, on ne voit bien qu’avec le cœur.
Une histoire qui restera anecdotique et quelconque dans mon esprit.

Citations :
« Et dire que mon âme je n’en fis connaissance que récemment, sur une plage perdue. » p.57


En quelques mots :
L’histoire d’un millionnaire, qui fait faillite, et qui réfléchit à sa vie et exprime des regrets.
Un récit qui se veut philosophique mais qui est d’une simplicité presque enfantine. Une fin sympa mais un roman qui dans l’ensemble manque d’originalité.


Ma note pour ce livre :
1/5



mardi 19 juillet 2016

Aimer trois fois par jour - Fausto Brizzi


Fausto Brizzi est un auteur italien, scénariste, réalisateur, producteur plusieurs fois récompensé. Ses deux premiers romans ont connu un joli succès et ont été traduits dans une trentaine de langues : Les beignets d’Oscar (2015) et Mes 100 jours de bonheur (2016). Aimer trois fois par jour est son troisième roman.

Titre du livre :
Aimer trois fois par jour
Auteur :
Fausto Brizzi
Editions :
Fleuve Editions
Genre :
Roman contemporain
Date de sortie :
Mai 2016
Pages :
297
Thèmes :
Dépression, remise en question, suicide, amitié, amour, bonheur



Résumé éditeur :

Il existe une différence fondamentale entre aimer quelqu'un et le rendre heureux. À plus de quarante ans, un mariage conjugué au passé, des enfants distants et une dépression à son actif, Diego Anastasi l'ignore encore.
Comme sa vie ne ressemble désormais guère à une partie de plaisir, il cherche du réconfort auprès de ses proches et fait une découverte inattendue : peu nombreux sont ceux qui désirent prendre réellement soin de lui. Or, Diego aussi était souvent aux abonnés absents pour apporter du soutien à autrui...
Alors qu'il peine à voir la lumière au bout du tunnel, la rencontre avec un inconnu va changer la donne : et si le bien-être personnel passait par le bien-être des autres ?
Convaincu de tenir la clé de sa rédemption, Diego se lance corps et âme dans sa nouvelle mission : créer le bonheur de ses proches.

Mon avis détaillé :

C’est en touchant le fond que notre personnage principal Diego, va prendre conscience qu’il a le pouvoir de changer les choses et qu’il n’est pas trop tard pour profiter de sa vie et de ses proches. C’est parfois au détour d’une rencontre inattendue ou lors d’une conversation profonde avec un inconnu que l’on ouvre les yeux. Le déclic survient souvent lorsque l’on s’écarte du chemin habituel.

Je dois dire que j’ai vraiment beaucoup aimé ce livre. Pour moi il y a clairement deux parties distinctes dans ce roman.

La première partie traite du mal être de Diego et de sa descente aux enfers. Nous le suivons lors de plusieurs séances chez son psychiatre lors desquelles il va se livrer sur son enfance et remonter le fil de son passé afin de mieux comprendre l’homme qu’il est maintenant. Le ton qu’il utilise est tantôt ironique tantôt émouvant. Et c’est ce qui fait que tout cette première partie sur la dépression en elle-même est très poignante. On a un homme qui tombe en dépression et se retrouve en totale solitude, ses amis et sa famille semblent l’ignorer et minimiser ses problèmes. Lui qui ne pensait que ça ne lui arriverait jamais il se retrouve en séances à parler de son enfance avec un psychiatre. Son psychiatre qu’il désigne de façon très flatteuse « le rat géant », « le petit castor », « le rongeur ». Comme beaucoup, Diego a des préjugés sur la dépression et les personnes qui en souffrent, jusqu’au jour où ça lui tombe dessus, il utilise la moquerie et le ton ironique comme moyen de défense. C’est donc avec pas mal d’autodérision que le personnage commence sa propre analyse avec son psychiatre.
[D’ailleurs petite remarque personnelle : je ne sais pas si c’est une erreur de traduction ou un choix de l’auteur mais pendant tout le roman le personnage va parler de lui comme « déprimé », jamais n’est utilisé le terme « dépressif ». Or ces deux termes sont à nuancer fortement selon moi, après je ne sais pas si cette nuance existe en italien mais j’avoue quand même que ça m’a énervé de lire ce terme « déprimé » au lieu de « dépressif ». Est-ce un choix de l’auteur et dans ce cas-là il minimise lui aussi la dépression ou bien est-ce que c’est son personnage qui use encore une fois de dérision vis-à-vis de lui-même et qui n’accepte pas finalement la maladie dont il souffre ? Je ne sais pas c’est bizarre, éclairez-moi si vous avez un avis sur le sujet !] Lors de son analyse, Diego revient sur des passages importants de son enfance avec son recul d’adulte, il nous livre par exemple une déclaration d’amour posthume à son grand-père, ce passage est vraiment très émouvant.

J’ai trouvé toute cette première partie qui traite de la dépression intéressante. L’auteur utilise des chiffres, on a du factuel sur cette maladie, il nomme aussi des personnes célèbres qui ont souffert de ce « mal de vivre ». Bref j’ai trouvé que c’était bien fait. A la fin de la première partie Diego est au plus bas, il fait face à l’incompréhension totale de ses proches qui frôle parfois avec de l’indifférence. Au plus bas moment de sa dépression il va envisager le suicide.



A partir de cet évènement, nous entrons dans ce que j’appelle la deuxième partie du roman. Diego rencontre Massimiliano. Ce personnage est d’une importance capitale car il va presque remplacer le rôle du psychiatre de Diego. Massimiliano va lui ouvrir les yeux et le forcer à regarder la vérité en face. Qu’a-t-il fait de bien pour ses proches récemment ? A-t-il été suffisamment présent pour eux ? Il va l’amener à le faire réfléchir et lui montrer que la démarche du pardon est essentielle dans l’optique d’aller de l’avant. Diego reproche à ses proches de ne pas avoir été là pour lui mais lui, était-il là pour eux ? Diego va tenter d’apporter du bonheur à son entourage. Il va s’y prendre de façon extrêmement maladroite et ne va pas forcément utiliser les bons moyens pour y arriver. Via des mises en scène, des trucages, et des mensonges, tous ses efforts pour régler les petits problèmes de ses proches vont lui retomber dessus. Cette partie m’a moins plu que la première car je n’ai pas compris pourquoi Diego employait ses moyens là. Apporter du bonheur va devenir comme une thérapie. Diego a l’esprit occupé et de ce fait il n’a plus le temps de penser à son propre malheur. En effet dans cette deuxième partie, on ne parle plus du tout de la dépression et de la psychanalyse. J’ai eu l’impression que sa dépression disparaissait comme par magie et du coup j’ai trouvé que le traitement de la maladie et surtout de la guérison manquait de nuances.

J’ai tout de même beaucoup aimé ma lecture et la fin du roman. On a un joli message de fin, un peu idéaliste mais c’est le genre de fin qui fait du bien et qui fait réfléchir sur les priorités de la vie. Souvent on cherche le bonheur trop loin alors qu’il est juste sous nos yeux, mais c’est bien de s’en rendre compte soi-même, ça fait avancer. Nous avons également un beau discours sur l’amitié.

Pour conclure, l’auteur arrive à parler de la dépression de façon très juste avec le thème de la solitude, de l’incompréhension des proches vis-à-vis de la maladie, des préjugés que l’on avant que ça nous arrive. Attention ce n’est pas un livre « médical » même si l’auteur s’est bien renseigné sur la dépression, le traitement de la guérison reste cependant selon moi trop idéalisée et manquant de nuances.
C’est un livre positif dans lequel on passe de l’ombre àla lumière, du noir au blanc. J’ai vraiment beaucoup aimé ma lecture, ça se lit très bien, la plume de l’auteur est géniale, à la fois juste, émouvante, il arrive aussi à mettre des petites touches d’humour. L’auteur nous embarque dans une histoire formidable, très bien écrite. Ce livre ne m’a pas laissé indifférente et je ne peux que vous le recommander.



Par contre encore une fois on a un titre traduit en français qui n’a rien à voir avec le titre VO puisque que le titre en italien donne : « Si vous m’aimez ». J’aimerais bien savoir comment on est passé de « Si vous m’aimez » à « Aimer trois fois par jour ».



Citations :

« Je découvrais à mes dépens que le proverbe ‘c’est dans le besoin qu’on reconnaît ses vrais amis’ avait un fond de vérité. Non que je mette en doute leur affection à mon égard mais le fait est qu’aucun ne me lançait de bouée de sauvetage. Entre autres parce que aucun ne pensait que j’étais vraiment en train de me noyer. Je vous l’ai dit, j’avais moi-même toujours sous-évalué le potentiel destructeur de la dépression. » p.95

« Il est inutile voire impossible d’expliquer la dépression à qui ne l’a pas vécue. » p.125

En quelques mots :

Un ouvrage touchant sur un homme qui va connaître l’enfer de la dépression puis remonter la pente en se consacrant au bonheur de ses proches. C’est avec une vision idéaliste que l’auteur nous délivre des messages positifs sur l’amitié et sur le bonheur. Un roman qui m’a émue et qui m’a fait passer un excellent moment. Une très belle histoire à lire !!


Ma note pour ce livre :
4,5/5